La société de violence dans le théâtre élisabéthain

La société de violence dans le théâtre élisabéthain
« L'homme pour lequel on écrit, que l'on doit satisfaire, est à peu près le même du temps d'Elisabeth que celui du XXI<sup>e</sup> siècle, tout comme ses goûts, ses aspirations et son milieu. Il subit un système dont on l'a persuadé qu'il était indispensable à son bonheur, à l'avenir de son pays, avec ses contraintes, ses tabous, les sacrifices qu'il exige et qui forment autant de limites à sa liberté. Il s'est accoutumé aux violences de sa génération, acceptant même qu'il en soit de bonnes, d'utiles, et de mauvaises, à proscrire ; enfin d'inévitables au service d'un bien supérieur assez vague et imprécis, qu'il importe d'accepter, sans discussion ni murmure, avec une discipline quasi militaire.
Les critères continuent à changer, sans doute, mais les principes demeurent ; l'individu s'y résigne, souscrit à la légitimité de certaines contraintes et agressions, en tire son propre code. Pourquoi ne pas continuer à faire de tout cela un spectacle, le Spectacle ? »
Extrait de l'introduction