Dâu là dôc-lâp ?... Où est l'indépendance ?.. : le chemin de croix de l'Indochine

Le 7<sup>e</sup> B.M.E.O. étant passé à l'Armée vietnamienne sous l'appellation de 14<sup>e</sup>
B.V.N, le caporal-chef Martin est alors affecté au 1/6<sup>e</sup> R.I.C. au P.C. de la
Zone Sud à Nam-Dinh.
C'est l'époque où le général de Lattre de Tassigny vient de confier au
commandant Fourcade la création des Commandos Nord-Viet-Nâm.
Le tout nouveau sergent Martin fait acte de candidature pour servir dans
ces Unités et il est affecté au Commando n° 26 à PhatDiem, où il termine son
séjour prolongé.
Volontaire pour un deuxième séjour, il débarque à Saïgon après le cessez-le-feu
et, affecté au 2/22<sup>e</sup> R.I.C. il suivra le sort de ce Bataillon lorsque celui-ci
embarquera en Unité constituée à destination de l'Algérie. Jusqu'à la fin
1956, il participera, avec la 7<sup>e</sup> Compagnie à toutes les opérations le long de
la frontière marocaine et terminera son séjour comme Chef de Poste du Poste
Frontière de Djoudj El Beghal.
Rentré en Métropole, il devient alors instructeur au G.I. n° 2 au Camp
Galliéni à Fréjus jusqu'au début 1961 où il est désigné pour la Z.O.M. n° 2 et
effectue son séjour au 72<sup>e</sup> R.I.Ma à Faya Largeau, capitale du B.E.T. aux
confins du Tchad.
Après une nouvelle affectation à Fréjus, au Camp Le Coq, et sa nomination
au grade d'Adjudant-Chef, le hasard des affectations l'envoie terminer sa carrière
à Baden-Baden au 1<sup>er</sup> Bureau/Organisation de l'E.M. des F.F.A.
Admis à faire valoir ses droits à la retraite en 1969, il oeuvre depuis dans le
monde associatif Ancien Combattant et humanitaire.