Le goût de l'Afghanistan

Pour de nombreux Occidentaux,
l'Afghanistan n'est qu'un «pays où l'on n'arrive
jamais», un phantasme de paysages à la beauté
primitive, peuplé d'hommes rudes et fiers. Ailleurs
géographique et culturel, il a eu pour quelques-uns,
aventuriers dans l'âme, l'attrait de l'inaccessible.
D'André Malraux à Joseph Kessel, d'Ella Maillart à
Nicolas Bouvier, de Wilfred Thesiger à Bruce Chatwin,
de Jack Thieuloy à Jean-José Puig, leurs voix
qui s'entremêlent témoignent du choc de la rencontre.
Mais l'Afghanistan est aussi une vieille terre d'histoire,
emplie du souvenir de l'épopée d'Alexandre, des colons
grecs d'Aï Khanoum, des bouddhas de Bamiyan, de
Marco Polo, de Babur le conquérant moghol, du
«Grand Jeu» britannique... Olivier Roy et Christophe
de Ponfilly, Spôjmaï Zariâb et Asne Seierstad se font l'écho
des années de cendres, celles de l'occupation soviétique
et de la résistance des moudjahidin , du régime
fanatique des taliban et de l'oppression des femmes.