Le bonheur avec l'Ecclésiaste : Qohélet

«La sagesse, selon l' Ecclésiaste (milieu du
III<sup>e</sup> siècle av. J.-C.), n'est pas une spéculation
de savant isolé de la réalité, pas même un art
d'agrément qu'il est loisible à chacun de cultiver
ou de négliger, c'est une nécessité d'ordre
pratique. La sagesse consisterait essentiellement
à savoir "ce qu'il est bon pour l'homme
de faire", soit dans le détail de l'existence,
soit dans l'ensemble de la vie. Elle devrait
donc lui donner la connaissance des lois qui
régissent la destinée humaine, mais aussi de
celles qui gouvernent le monde au milieu
duquel il est engagé. Cette connaissance lui
permettrait de prévoir les événements et lui
dicterait sa conduite. Sans cette prévision,
toute entreprise n'est plus qu'un jeu de hasard
dans lequel l'homme est à peu près sûr de
perdre, et tout travail, un effort dans la nuit.
C'est là ce qui complique sa besogne journalière
et le tourmente jusqu'à lui ôter le sommeil.»
(Emmanuel Podechard.)