Bashung : vertige de la vie

Des débuts difficiles, un parcours semé de plaies et de
blessures... Alain Bashung est «né tout seul près de la
frontière» avant d'être touché par la grâce du rock'n'roll. Un
harmonica à cinq ans, son premier ampli à treize. Le roman de
celui qui se sent «un peu autiste» donne souvent le vertige.
Débuts dans les hôtels de province, contrats tordus, rude
découverte de la scène, errements discographiques... L'heure
de la rédemption ne viendra que la trentaine entamée et le Rio
Grande de l'indifférence franchi. Sur l'autre rive l'attend, au
détour des années 1980, un parolier nommé Boris Bergman.
Le chanteur enchaîne alors les hits («Gaby, oh ! Gaby»,
«Vertige de l'amour», «Osez Joséphine»), les tournées et les
albums parfaits. Disques d'or et de platine. Et douze Victoires
de la musique. Chanteur mais aussi acteur, il croise les routes
de Denise Glaser, Boby Lapointe, Dick Rivers, Dominique
Blanc-Francard, Arrabal, Christophe, Serge Gainsbourg, Daniel
Darc... Avant la maladie et la disparition, le 20 mars 2009.
Documents rares et méconnus, témoignages de proches
dressent le portrait sans complaisance du sphinx en cuir noir,
avec style et passion.