Histoires de déchiffrements : les écritures du Proche-Orient à l'Egée

Voilà 150 ans qu'un groupe de savants français et britanniques
a percé le mystère de la langue akkadienne, une
langue sémitique notée à l'aide d'une écriture cunéiforme.
Son déchiffrement a permis d'accéder à une grande partie
de la documentation antique du Proche-Orient où elle
a été utilisée pendant plus de deux millénaires et demi.
La redécouverte des civilisations anciennes a en fait débuté
bien avant, avec les voyages en Orient et l'intérêt
des hommes des Lumières pour les langues et cultures
anciennes. Au XVIII<sup>e</sup> s. l'abbé Barthélémy, déchiffre le palmyrénien
et le phénicien ; quelques décennies plus tard,
J.-F. Champollion décode les hiéroglyphes égyptiens, et
d'autres savants le vieux-perse, écrit, tout comme l'akkadien,
en caractères cunéiformes. À la fin du XIX<sup>e</sup> s., le sumérien
est identifié et, au XX<sup>e</sup> s., le hittite, l'ougaritique et
le linéaire B. Alphabets, syllabaires et systèmes d'idéogrammes,
progressivement établis, des pans entiers de
l'histoire humaine tombés dans l'oubli sont redécouverts.
Cet ouvrage cherche à replacer les découvertes dans leur
contexte, à en expliquer le processus et à présenter la
personnalité des hommes qui y consacrèrent leur temps,
et souvent leur vie.