Le grand nocturne. Les cercles de l'épouvante

« L'invraisemblable, l'étrange, tout ce qui vous met des nausées d'angoisse dans la bouche, lui sauta à la figure comme un chat. »
Le drame de la vie, c'est d'être quotidienne, terriblement. Celle des personnages de Jean Ray qui trottinent, tressautent et sursautent à l'ombre du Grand nocturne , ou qui tournent comme des hamsters dans la roue des Cercles de l'épouvante , n'échappe pas à la règle : minuscules boutiquiers, bistrotier à heures fixes, marins en relâche, antiques demoiselles. C'est compter sans Jean Ray ! Le maître de Gand, s'emparant de ces petites vies en gaz rares, leur instille goutte par goutte, le venin de la peur et les stigmates du mal. Avec Jean Ray, la terreur glaçante bassine votre lit, l'affolement niche au coeur de vos nuits. Un monde à retrouver dans ces deux classiques de l'effroi que sont Le grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943), édités dans leur intégralité.