Passages

J'ai toujours adoré les cimetières.
D'abord en semaine il n'y a personne
Et puis tu ne les aimais pas toi
Et si tu pouvais faire le ménage
Et tout repeindre à neuf dans ta tête
Qu'est-ce que tu accrocherais sur les murs ?
Une photo de blanc peut-être ?
Avec quelques reflets de blanc
(Peut-être)
Cela fait trois heures que l'on parle ainsi
Dans la cuisine
Personne n'allume la lumière
On ne doit plus pouvoir se voir
On ne peut plus se voir
(Je suis très mal assis)
Pour occuper son trajet
en métro, Pascal Bouazir
s'offre un recueil de haïkus :
un voyage dont il ne reviendra
pas. La lumière s'efface
puis renaît, un couple se
brise, une nouvelle histoire
prend forme. Au fil d'une
centaine de formes brèves.
Passages retrace une année
de vie entre humour noir,
débris de souvenirs et
petite morale désepérée.