Batailles dans le ciel de France : mai-juin 1940

Parmi les principaux boucs émissaires du désastre de 1940
figure l'aviation, cette armée de l'Air créée quelques années
seulement avant qu'il ne se produise. Autant la puissance
aérienne allemande a joué un rôle décisif, avec les chars bien entendu,
dans l'écrasement de l'armée française et des forces alliées, autant la
faiblesse des forces aériennes paraît avoir pesé d'un poids bien lourd
dans la balance. Les attaques lancées contre la dernière-née d'un
système militaire bien mal en point sont légion, et elles interviennent
dès que la chute de la France est consommée, peut-être même avant
l'échéance fatale du 25 juin 1940. Soixante-dix ans après, cet ouvrage
s'applique sans concession aucune à décrire, analyser et interpréter
la bataille aérienne conduite au-dessus de la France, de la Belgique
et des Pays-Bas par les aviateurs français. Il révèle que bien loin
d'avoir disparu dès les premiers jours de l'offensive de la Wehrmacht
à l'Ouest, comme nombre d'historiens allemands ou anglo-saxons se
sont appliqués à le dire pendant des décennies, l'armée de l'Air s'est
battue, bien au contraire, avec l'énergie du désespoir, d'un bout à
l'autre de la campagne. Elle perd des effectifs importants tant en
personnel qu'en matériel et se retrouve, dès le cessez-le-feu, face à
une des premières grandes crises de sa si courte histoire.