Chronique naïve d'Haïti

Chronique naïve d'Haïti
« Au plus bas de l'en-bas du malheur, l'Haïtien rit encore de lui-même autant que d'autrui. Ceux qui verraient là de l'inconscience se fourvoient ferme. Savoir rire en situation de détresse est un talent. Ton île d'origine, Soledad, a pour ressource viscérale la plus précieuse des matières premières : elle puise partout sa source, ses gisements s'exploitent à volonté et échappent aux convoitises. C'est que toute guerre serait vaine : notre rire est la victoire de Makandal sur ses bourreaux, un remède miracle aux déchirures du coeur et du corps. »
Ce texte, c'est un peu « Haïti racontée à ma fille ». Récits d'enfance et d'actualité s'y entremêlent sur un ton tantôt drôle, tantôt plus grave. Avec tendresse et nuance, parfois avec agacement aussi, l'auteur nous emmène au-delà des sempiternels clichés dans un pied de nez (pas si naïf que ça) aux défaitismes.