La subjectivité à l'épreuve du mal : réfléchir avec Jean Nabert à une philosophie de l'intériorité

La subjectivité à l'épreuve du mal
Réfléchir avec Jean Nabert à une philosophie de l'intériorité
Pourquoi l'humanité dans son ensemble ne s'améliore-t-elle pas ? Pourquoi le progrès moral ne suit-il pas le progrès scientifique et technique ? Les prisons seront-elles fermées un jour ? Toutes ces questions font écho de la réalité du mal dans sa force, dans son cycle interminable : un mal appelle un autre mal. Par ailleurs, dans l'histoire de la pensée philosophique, d'aucuns ont cru que la barbarie était l'affaire des primitifs, qu'un homme « civilisé » serait intègre, honnête, loyal et juste. Mais la même histoire étale sous nos yeux des faits qui démentent cette thèse. Si nous avons la conscience du mal moral - du mal relatif au bien ou contraire à un bien défini - la conscience du mal, en dehors de toute définition de bien, manquerait cruellement à l'humanité. La culture de tenir le mal dans sa positivité pourra rendre possible la libération éthique
de la force du mal.