Thierry Henry, la main maudite

Mercredi 18 novembre 2009, Paris, Stade de France, 23 h 33. Martin Hansson, l'arbitre suédois du match de barrage retour pour la qualification à la Coupe du monde 2010, opposant la France à l'Irlande, siffle la fin de la partie sur le score de 1-1, assurant aux Bleus leur ticket pour l'Afrique du Sud.
Retour au vestiaire et fin de l'histoire ? Loin de là ! À la 102<sup>e</sup> minute, au cours de la prolongation, Thierry Henry, capitaine de l'équipe de France, a nettement touché le ballon de la main, avant de centrer vers William Gallas qui a marqué le but de la délivrance. De tous côtes déferlent des commentaires véhéments tendant à faire de cette fraction de seconde l'un des événements marquants de l'année 2009, et toujours d'actualité quelques jours avant le coup d'envoi de la XIX<sup>e</sup> Coupe du monde de football.
Ce livre choc apporte un éclairage nouveau sur cet incident de jeu au travers des réactions d'une cinquantaine de personnalités de tous horizons.
Giovanni Trapattoni , sélectionneur irlandais : C'est un meurtre.
Éric Cantona , ancien international : La France avait besoin d'un petit coup de main pour se qualifier.
Nicolas Sarkozy , président de la République : Ne me demandez pas de me substituer à l'arbitre.
Christine Lagarde , ministre de l'Économie : C'est triste de s'être qualifié sur cette tricherie.
Raymond Domenech , sélectionneur national : On ne va pas se faire hara-kiri parce que l'arbitre s'est trompé !
Zinedine Zidane , champion du monde 98 : Ce n'est plus possible de continuer comme cela.
Jacques Attali , économiste : Je me sens irlandais.
Christophe Dechavanne , animateur-producteur : On empêche un pays d'aller en compétition mondiale, cela n'est pas honnête.
Clara Morgane , animatrice : Thierry Henry, je ne l'aime pas !
Bernard Tapie , homme d'affaires : Une mauvaise équipe de France, qui fera une mauvaise Coupe du monde, avec un mauvais entraîneur.
Daniel Cohn-Bendit , député européen : Ce qui est horrible, c'est la manière dont a joué l'équipe de France.
Philippe Delerm , écrivain : Je ne comprends pas pourquoi les institutions refusent le contrôle vidéo.