Pardaillan

Pardaillan
Au début du 20<sup>e</sup> siècle, l'écrivain feuilletoniste et anarchiste Michel Zevaco cherche, dans le dictionnaire des communes, un nom pour son prochain héros. Il baptisera son bretteur Pardaillan, à une lettre près le nom porté par le chef-lieu du canton de Pardailhan.
Le 6 décembre 1960, quatre-vingt-neuf femmes, hommes et enfants quittent Paris, sans regrets, pour installer un kibboutz à Pardailhan. Cela sera le seul kibboutz français.
Il a quinze ans, et vend le journal l'Avant-Garde à la porte du lycée, pour faire savoir que le 17 octobre 1961, la police a jeté à la Seine des centaines d'Algériens. Mais son père lui interdit. Il obéit, rend les journaux : son père l'aimera.
Son père l'aimera tant qu'il le forcera à le suivre dans une folle chevauchée. Mais n'est pas Pardaillan qui veut malgré les plaies, les bosses...
- À Pardailhan ! lance mon père avec désinvolture. Et fouette cocher.
Mais le cocher se retourne vers lui, effaré.
- Vous allez chez les fadas ? Fallait le dire avant...