Dans la roue du paon

Dans le premier numéro de la dernière grande revue surréaliste, L'Archibras , Jean Schuster écrivait en 1967 : « Guy Cabanel détient à mes yeux les clés du langage absolument moderne.
Je ne doute pas qu'il ait trouvé quelques-uns des secrets qui introduisent à l'alchimie du verbe. » Guy Cabanel a été publié aux éditions Privat, Losfeld, Fata Morgana, de 1969 à 1983. À l'animal noir , livre fondamental, salué par André Breton, a pu être réédité en 1992 par l'éditeur Patrice Thierry, qui proposa également un inédit du poète, Croisant le verbe .
D'autres ouvrages ont vu le jour dans des éditions confidentielles en France et en Belgique.
Le poète vit actuellement entre Saint-Lizier, en Ariège, et Toulouse.
J'imagine que j'ai créé le monde et que je le trouve beau.
L'orgueil me saisit, mieux, la vanité : je deviens paon et les ocelles de ma roue sont mes inventions les plus sublimes, les lieux les plus chargés d'histoire, de splendeur, d'imaginaire.
Mais ces ocelles ne sont-ils pas miroirs plutôt que réalités ? Ou mieux encore ils sont mirages, non pas reflets du réel mais projections de désirs.
Je n'ai pas créé le monde mais peut-être ai-je suggéré le mien et il me plairait que quelques-uns y reconnussent le leur.