Le train du destin d'un Alsacien

Dans son livre "Le train du destin d'un alsacien" l'auteur,
Edgar Sigrist, parcourt son vécu de 1939 à 1945, ses années de guerre.
Déporté à Schirmeck-Vorbrück pour fait de Résistance, il a connu à
sa libération l'enrôlement au R.A.D. puis l' incorpotation de force
dans l'armée allemande.
Chaque étape, qui l'éloigne, très jeune puisqu'il n'a que 18 ans,
de sa famille débute dans le hall d'une gare, le train du destin est au
rendez-vous.
En tant que déporté à Schirmeck-Vorbrück , il connaît les
affres du milieu concentrationnaire et assiste, impuissant aux sévices
subis par ses co-détenus.
Suite aux sévices subis au camp de Schirmeck, il passe un
mois à l'hôpital civil de Nuremberg avant son affectation au R.A.D.
(Reichsarbeitdienst).
Incorporés de Force dans la Wehrmacht, comme un grand
nombre d'Alsacien, il est enrôlé dans l'armée de l'air où il apprend
l'usage du télémètre destiné à l'interception des avions alliés. Sorti
premier de sa promotion il s'évertue à donner le change, malgré les
risques encourus. Il s'évade de son unité en mars 1945, lors de la débacle
de l'armée allemande.
C'est cet itinéraire, mais aussi celui de ses compagnons
d'infortune, que nous fait partager Edgar Sigrist avec au fil des pages un
regard nostalgique, sur l'Alsace et sur Colmar, sa ville natale.