Le goût de la forêt

Magique ou funeste, profane ou sacrée,
procurant à la fois péril et protection, la forêt est
ambivalente. Avec ses esprits, ses animaux sauvages,
ses personnages surnaturels, c'est aussi le lieu
de l'inconscient, le monde emblématique de l'Ailleurs.
Ce monde hors de la cité a éveillé la curiosité des écrivains :
silva antique ou bois médiéval des héros arthuriens,
forêt enchantée des contes ou jungle vierge
et secrète, asile des fous, des saints et de tous
les laissés-pour-compte... Pourtant, aujourd'hui,
l'homme détruit peu à peu la forêt, cet indispensable
«poumon vert» de la planète. Écologistes, rousseauistes,
ou simples amateurs de champignons, promenons-nous
donc, pendant qu'il en est encore temps, dans les bois
et les forêts, en compagnie d'Ovide, Shakespeare,
Alexandre Dumas, Hans Christian Andersen,
Gustave Flaubert, Rudyard Kipling, Julien Gracq,
Maurice Genevoix, Michel Tournier, Jean Giono,
Sylvie Germain, Marguerite Duras, Pierre Loti
et bien d'autres...