Le temps des vamps : 1915-1965, cinquante ans de sex-appeal

Au début de la Première Guerre mondiale, le cinéma crée le personnage de la vamp. La première vamp, Théda Bara, est apparue en 1915 aux U.S.A. mais elle n'a pas tardé à faire des émules dans tous les pays d'Europe. Pendant un demi-siècle, le personnage de la vamp a été exploité à satiété et des noms sont dans toutes les mémoires : Musidora, Gréta Garbo, Marlène Dietrich, Barbara Stanwyck, Rita Hayworth. Lauren Bacall. Le cinéma français n'a pas su élever ses vamps à la hauteur d'un mythe comme son homologue américain. Certaines vamps comme Viviane Romance ou Ginette Leclerc ont été des «battantes» opiniâtres et ont lutté pour leur survie. A ces actrices le cinéma français doit quelques chefs-d'œuvre dont les titres sont restés dans nos mémoires : La Chienne, Pépé-le-Moko. Le Corbeau, Panique... Pendant plus de quinze ans, le personnage de la vamp disparaît de nos écrans mais, miraculeusement, par le truchement du film noir, le cinéma américain a l'immense privilège de permettre la résurrection de la vamp et de nouveaux noms apparaissent sur les écrans : Jessica Lange, Linda Fiorentino ou l'inclassable Sharon Stone. Si la vamp d'hier a disparu. longue vie à la vamp de demain, souhaite l'auteur qui a connu et reçu les confidences de quelques vamps du cinéma français.