Justice pour le peuple serbe : la plaidoirie que j'aurais prononcée devant le Tribunal pénal international. Consultation sur la légitimité du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie

Le «lynchage» médiatique, militaire et judiciaire dont est victime
depuis plus de dix ans le peuple serbe a amené Maître
Jacques Vergès à développer une plaidoirie de rupture. La
défense de rupture «intervient lorsqu'il n'y a plus de principes
communs entre ceux qui prétendent juger et ceux que l'on veut
juger».
«C'est à l'opinion internationale que je m'adresse parce que
c'est elle qu'on a trompée par les mensonges les plus grossiers.
L'opinion française d'abord parce que ces mensonges ont
amené nos gouvernants à trahir l'amitié séculaire qui lie la France
à la Serbie héroïque et qui s'est manifestée d'une manière éclatante
au cours des deux guerres mondiales.
C'est au peuple serbe enfin que je dédie cette plaidoirie parce
qu'il est le seul dont les juges aient, selon le droit international,
compétence pour juger un citoyen serbe à propos de faits survenus
en Serbie, ils sont les seuls juges à même d'apprécier
dans leur contexte vrai les événements résultant de l'agression
des séparatistes croates, musulmans, albanais et des pays de
l'OTAN.».
La plaidoirie de Maître Vergès est accompagnée en annexe
de la consultation donnée par quatre éminents professeurs de
droit sur la légitimité du TPIY : MM. Adrien-Charles Dana (Lyon
III), André Decocq (Lyon III), Roland Drago (Paris II), Charles
Zorgbibe (Paris I).