La philosophie en hiver

Une passion (la philosophie), une atmosphère (l'hiver), un
génie (Spinoza). Avec ces trois brins, Ricardo Menéndez
Salmón tresse deux histoires séparées par trois cents ans, mais
unies par les deux grandes pulsions humaines, l'amour et la
mort. Les deux héros ont en commun d'être espagnols à
Amsterdam. Ils ont aussi la pauvreté en partage. L'inventaire
des biens terrestres que laisse Spinoza à sa mort serre le coeur
tant s'y révèle la précarité de son existence. La philosophie ne
nourrit pas son homme, mais réchauffe-t-elle en hiver ?
Prenant pour prétexte l'existence grise d'un érudit espagnol
qui enterre ses illusions à Amsterdam et celle de Spinoza, qui
aima et mourut dans cette même ville, La Philosophie en hiver
peut être lue à la fois comme la confession d'un malaise, une
biographie atypique et une enquête policière où coexistent la
digression philosophique, l'image expressionniste et la fresque
historique. Un récit précieux, brillant et rare.