Ces pas qui trop vite s'effacent : sur les traces de R. L. Stevenson

«C'est à B..., alors que je terminais un récit sur l'Ethiopie
que je décidai d'entreprendre un second voyage dans les
Cévennes, autant sur mes traces que sur celles de Robert
Louis Stevenson. [...] Un récit devait naître de ces trois
voyages entremêlés et de ma tentative, en flanant parmi
leurs décors, de faire renaître les souvenirs qui s'y étaient
déroulés. [...] Devait apparaître en ce miroir le reflet de
souvenirs embaumés et de paysages idéalement nostalgiques
en leurs livrées automnales. J'allais retrouver l'empreinte,
sur les sables mouvants du passé, des pas d'un cheval blond.
Échos d'un écrivain victorien et d'un sauvageon romantique
maniant la littérature comme la fourche. Et peut être
en aurait-t-il été ainsi si j'avais choisi une autre date de
départ. [...] En ce miroir il y eut une fêlure. C'est l'histoire
d'une démarche contrariée, d'une trajectoire déviée.
C'est un journal qui commence le 12 septembre 2001.»