Eros en chemise brune. Vol. 1. La face cachée du nazisme

L'Érotique nazie qui est le sujet de ce livre ne peut être
abordée et comprise sans explication sur ses origines. Outre
les questions que se pose l'historien sur la personnalité de
Hitler et ses orientations sexuelles - encore mal élucidées -
les sources idéologiques du national-socialisme et les liens
qui, sous la bannière à croix gammée, relient l'éthique de l'Allemagne
hitlérienne à l'Éros au sens le plus vaste, méritent
que l'on s'y arrête avant d'aller plus loin et d'entrer dans le vif
du sujet.
Il est en effet aujourd'hui évident, à la lumière des avancées
de la psychanalyse et de la «psychologie des profondeurs»
que l'inconscient joue, tant au niveau individuel que
collectif, un rôle déterminant dans la formation de la psyché.
À cet égard, c'est la pulsion érotique, souvent associée
à la pulsion de mort (Éros et Thanatos) qui détermine les
comportements les moins rationnels et les plus instinctifs.
L'exemple du III<sup>e</sup> Reich est emblématique.
Dans le nazisme, ce qui est frappant, c'est qu'il se déroule
comme un drame marqué par l'irrationnel, plus proche du
phénomène religieux que politique et correspond, sous cet
aspect, à l'âme allemande qui se perd volontiers dans le rêve,
mais un rêve qui se veut «agissant», inscrit dans l'histoire
comme révélation aux hommes de leur «éternel devenir».
C'est sous cet angle que ce premier tome de Éros en chemise
brune détaille les antécédents des confréries guerrières
au Reich hitlérien. Le second est consacré à la figure
du prédateur Hitler.