Atlas d'anatomie dentaire fonctionnelle : aspects cinétiques

Atlas d'anatomie dentaire fonctionnelle
Aspects cinétiques
¤ Parmi tous les professionnels confrontés aux problèmes de la santé, l'odontologiste est le seul
qui se trouve devant un organe minéralisé - la dent -, élément relativement figé dans son état
et qui, à la différence du tissu osseux, par exemple, ne possède pas la possibilité de réparer
les atteintes externes. À la différence également du monde animal où il existe des systèmes
de remplacement des dents, aucun remplacement naturel des dents humaines n'existe. Aussi,
dans son exercice quotidien, le praticien se trouve-t-il très souvent en face du problème de la
restauration morphologique des unités dentaires altérées ou à remplacer. S'il a quotidiennement
affaire à la forme, il doit par ailleurs également affronter la fonction car à quoi serviraient
des dents conformes aux références morphologiques et aux canons de l'esthétique si elles ne
jouaient pas totalement le rôle auquel elles étaient destinées ?
L'analyse des éléments constitutifs de l'organe dentaire permet d'attribuer à chaque forme
de contour un rôle fonctionnel précis. L'organisation des structures entre elles met en valeur
l'architecture de la dent, son intégration dans l'environnement des différents composants du
complexe manducateur et son adaptation à la physiologie stomatognathique.
Il fallait un procédé pédagogique pour satisfaire une telle ambition. La technique de la cire par
addition, par sa chronologie analytique, offre une méthode de prédilection.
La mise en place, l'évaluation du volume et l'établissement de la forme de contour de chaque
structure s'effectuent avec une précision remarquable. Les rapports avec les unités collatérales
et les tissus environnants, les relations avec les organes antagonistes peuvent être établis de la
manière la plus judicieuse, en fonction du contexte clinique.
Grâce à la structuration analytique que permet cette technique, les réponses fonctionnelles
qu'elle propose ne sont jamais univoques. Elles sont individuelles, adaptées à la situation
clinique soumise à l'odontologiste, sans a priori en lien avec un concept occlusal. Les seules
références qu'elle retient sont d'ordre anatomique et physiologique et appellent à la réflexion.
Il ne s'agit nullement d'une nouvelle technique, mais plutôt d'une nouvelle approche car
« pourquoi apprendre l'anatomie dentaire alors qu'il est si facile de la comprendre » !