Les Rolling Stones sont à Bagdad : Irak, dans les coulisses d'une guerre

C'est drôle comme l'Irak attire les sales types ! Les mafieux, les odieux, les
antisémites, les hommes d'affaires véreux, les politiciens truqueurs, les
ratés qui veulent pomper du fric, les fachos, tout ce qui rampe, complote,
magouille et vous salue d'une main molle, moite. Ils ont fait de Bagdad leur
quartier général.
L'Irak avant, pendant et après la guerre ressemble à un film de gangsters.
Avec des brutes et des méchants. C'est un voyage dans un monde de peur,
dans les couloirs du «ministère de la Vérité», dans les chambres de torture
de Saddam, sur les traces de son fils Oudaï, dans les hôpitaux de Hilla, dans
les soirées privées de la nomenklatura de Bagdad, chez les chrétiens et les
ayatollahs chiites, à l'hôtel Al-Rachid, sous les bombardements américains.
Personne n'a le beau rôle : ni l'Irak, ni les États-Unis, ni les amis français
de Saddam.
Et moi, je suis en Irak avec eux ! Plus de trois mois passés en tant que journaliste
dans ce pays infernal. Escorté par un ange gardien moustachu, je
sillonne le pays dans une Chevrolet Caprice Classic, couleur champagne.
Avec les Rolling Stones à fond pour mettre entre parenthèses le fracas et
la douleur de la guerre.