La reconnaissance par la France du génocide des Arméniens : méandres d'une longue marche

La reconnaissance
par la France
du génocide des arméniens
Méandres d'une longue marche
1918, la Turquie a capitulé. La France se voit confier des responsabilités
majeures en Anatolie. Après avoir bataillé contre Mustafa Kemal, elle
lui cède tout pour conserver son pré carré, la Grande Syrie. C'est alors
l'exode sans retour des chrétiens.
Jusque dans le début des années 70, c'est le grand silence. Le monde
est interpellé à partir de 1975 par les attentats de jeunes Arméniens
du Liban à l'encontre de diplomates turcs. Ils réclament en vain la
reconnaissance du génocide par la Turquie.
Le drame de 1915 est-il un génocide ? Oui pour le Tribunal
permanent des peuples, la Sous-Commission des droits de l'homme de
l'ONU et, en 1987, le Parlement européen.
Alors, la communauté arménienne de France s'engage pour la
reconnaissance du génocide par l'Assemblée nationale et le Sénat. Le
succès est au bout du chemin, en dépit de l'opposition d'un exécutif qui
ne veut pas fâcher la Turquie pour des raisons diplomatiques.
Cet ouvrage décrit les combats menés par ceux qui méritent le nom
de « Justes », car ils ont porté des valeurs universelles.