Atlas du monde hellénistique, 336-31 av. J.-C. : pouvoirs et territoires après Alexandre le Grand

Des conquêtes d'Alexandre le Grand, victorieux de l'empire perse achéménide
entre 334 et 324, naquit le monde hellénistique, héritier du monde grec
classique et des grands empires orientaux. Les successeurs d'Alexandre
fondèrent de nouveaux royaumes et se heurtèrent à la nécessité de contrôler
de vastes espaces et des communautés humaines diverses, dont beaucoup
n'étaient pas de culture grecque. Les recherches actuelles montrent que
le pouvoir royal hellénistique s'est construit et affirmé autour de la capacité
des rois à les dominer et à les exploiter. Influencés par les traditions plus
anciennes (macédoniennes, perses ou égyptiennes), ils furent aussi capables
d'innover et créèrent des structures politiques nouvelles. Mais tous furent
confrontés à un processus de désintégration territoriale plus ou moins rapide
et à la puissance sans cesse grandissante de Rome, qui finit par s'emparer
de la totalité du bassin méditerranéen au cours du 1<sup>er</sup> siècle av. J.-C.
Ces évolutions politiques modifièrent profondément la structure territoriale
et politique du monde grec traditionnel. Partout les cités durent trouver des
moyens pour résister ou s'adapter à la puissance des rois ou à celle de Rome.
Une centaine de cartes et infographies montrent que l'époque hellénistique,
riche de traditions multiples, constitue une étape fondamentale dans
l'apparition des États modernes.