Vis-à-vis. Invia. L'état poétique

J'étendis
les bras
pour mesurer mon espace
j'ai touché des visages encore et encore
et au-delà
Loin des voies moyennes,
Qui ne sont qu'impasses Holzwege pleins de brouillards
Alors j'ai pris garde d'apporter au mot "vous" une inflexion de douceur
et j'entrai pour longtemps
dans le face à face.
D'où jaillissent des connexions, et des arborescences,
dans des voies
Non encore balisées
(VIS-A-VIS)
L'entrelacs d'après-midi a repris sa démarche positive. Un coin à nous, où se fragmente
l'univers sous l'action de la lumière. Je te veux ici sans le crissement de la pénombre. Les
nuages descendent de leur trompeuse apparence dans une explosion de jaunes, de rouges
et d'orangés. La porte de la conscience se trouve là où elle doit être, dans l'air cru ;
une simplicité bleue séculaire met en scène le pas encore piétiné par le sabot de l'envers.
Entre toi et moi la divinité ouvre la brèche de la floraison en fredonnant des notes
espacées dans le silence. Il pleut enfin jusque sous la falaise sans nulle
autre dimension que la hauteur. La lumière ne cesse de souffler
(INVIA)