Le temps des barbares : fable écologique

Ce livre est une fiction, une fable écologique qui reprend des thèmes éternels :
celui du Déluge et de la survie, au-delà du cataclysme, de quelques individus
sur une arche de Noé précaire. 2090, l'année de tous les dangers. La Terre
est devenue une technosphère conquérante et fragile. Le réchauffement
climatique a tenu ses promesses, les catastrophes s'enchaînent et ponctuent
la vie d'une humanité qui courbe l'échine, discourt, va pourtant de l'avant
dans l'impuissance collective. La Nature a repris ses droits et l'individu
s'impose avec violence dans des démocraties affaiblies. Intervient alors le
cataclysme imprévisible et destructeur qui met brutalement fin à nos sociétés
technocratiques, géantes aux pieds d'argile.
Les acteurs de ce roman sont issus de ces sociétés qui auront évolué au cours de
ce siècle vers toujours plus de technologie, d'individualisme, d'indifférence
à l'autre. Ce sont des gens ordinaires, confrontés à la solitude, à la violence,
à des aventures, insolites, cruelles. Dans le dépouillement matériel le plus
extrême, ils combattront pour survivre. Une course haletante pour Attica,
Charles, le docteur Antoine, confrontés sans cesse à la mort. L'ailleurs c'est
l'inconnu, le danger, l'affrontement, l'élimination des plus faibles, une
nature impitoyable dans une planète qui redistribue les cartes. C'est le Temps
des Barbares. La mer, personnage à part entière, incarne les forces telluriques
qui dominent le monde, le Bien et le Mal.
Les désastres écologiques imaginés dans ce livre ont lieu en 2090. Quatre-vingt-dix
ans à peine nous séparent de cette date fatidique. Quatre-vingt-dix
ans pendant lesquels nous pourrions nous sauver en instaurant de nouveaux
rapports avec la planète, sinon c'est le sort des quelques survivants de cette
histoire qui nous attend, décimés par la faim, la soif, la maladie, les calamités
climatiques et la haine. À méditer.