Les roses de l'hiver

Vivants ou morts, tous ont déserté ces hautes terres
brûlées par le soleil d'été, battues par le vent d'hiver.
Marthe reste seule, la dernière.
Frêle silhouette autour de laquelle tourne le vol
des rapaces, affrontée à la ruse, la cupidité de ceux qui convoitent ses
biens, la vieille paysanne,
contre toute attente, résiste.
Solitaire, un brin espiègle, libre et tendre, Marthe, au bout de sa vie,
découvre la vie. Ses certitudes sont ébranlées : «Ce sauvage,
cet assassin de Claudius» n'est peut-être ni sauvage, ni assassin.
Le monde immobile bouge. Dans cet intermède, le bonheur
se laisserait-il apprivoiser encore ? Pour un peu, Marthe y croirait.
Jusqu'à concevoir le rêve fou de ressusciter son village abandonné.
Pas pour le profit, pour la vie.
Combat d'une femme face à la solitude, face à elle-même,
Les Roses de l'hiver
nous restitue l'infinie patience, la pudeur
et la poésie bouleversante du monde rural.
Un combat pour que, au bout du compte, la vie continue.