Boubou dagara : de l'alliance des cultures à la culture de l'amitié et de la cohésion sociale

Dans les rues, on parle de boubous africains. Au Burkina Faso, l'héritage est le « faso dan fani ». Au pays dagara (Nord Ghana et Sud-Ouest du Burkina Faso), c'est le « boubou dagara » pour désigner le « bala ». Il est spécifique par sa couture, par son tissu, par sa broderie, par sa forme... Quand le « bala », est porté ou exposé, il est un livre ouvert de l'histoire du peuple dagara. Il traduit les sentiments de ses enfants ; il représente leurs relations sur terre et avec le monde invisible ; il indique qui est le Dagara, témoigne de son état d'âme, dessine son habitat, trace son territoire géographique, son espace culturel... Le « bala », en définitif, est un pont culturel construit entre surtout le Ghana et le Burkina. Il est pour la population du « Pays des hommes intègres » une alliance des cultures dont les fruits sont : la culture de l'amitié et de la cohésion sociale. Le « bala » est un instrument de paix dont feu Nuru-cow Claude Somda en a fait sa marque déposée, après « Sankara arrive ».