Rayons de gloire

C'est dans sa foi profonde que Marcelle-Maurette conçut le généreux dessein de faire partager à ses frères l'assurance où elle était du monde divin qui nous attend ; elle voulait en annoncer les merveilles qu'elle affirma jusqu'à l'instant de les atteindre elle-même : J'irai vers la Lumière...
Sur ce chemin d'espérance, suivant ce « fil d'or de la foi » qu'elle disait son guide, elle se prit au charme de ces hautes consciences religieuses qui illuminèrent son âme et qu'elle ambitionna de nous rendre proches par des ouvrages tels que ceux ici réunis : « Teresa d'Avila » dont les poétiques sommets n'oublient cependant pas la terre ; « La nuit de feu » , dont les dépouillements affectifs, aux prises avec les rigueurs jansénistes, nous disent au travers du tourment des consciences pascaliennes, les douceurs des amitiés de l'âme ; « La douloureuse passion de N.S.J.C. » révélée à Anne-Catherine Emmerich sous des couleurs évoquant la palette d'un Gréco ; enfin « L'affaire Lourdes » , à la fois truculente et mystique - une étoile tombée dans Clochemerle - aimait-elle à dire.
Ces quatre pièces, jadis télévisées, viennent donc compléter l'oeuvre mystique de Marcelle-Maurette, déjà illustrée par « Le procès de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus » et « La possédée » . Par leur haute tenue spirituelle et leur succès considérable qui concourut aux grandes heures de la télévision française, elles justifient pleinement d'être dites « Les rayons de la gloire » .