Baudouin, le roi

Baudouin, ce n'était pas seulement un roi, c'était l'âme d'un peuple qui se reconnaissait dans son souverain, incamation de l'unité nationale.
Baudouin, c'était le souverain d'un Etat au coeur de toutes les tragédies du siècle, comme de ses aventures. Il fut élevé dans le culte du roi-chevalier de 1914 : Albert I<sup>er</sup> : et il subit la guerre, l'invasion, l'exode, son pays occupé, son père acculé à l'abdication. Il devient roi à vingt ans pour que son pays échappe à une guerre civile et il doit refermer les plaies d'une décolonisation qui ramène la Belgique à ses limites géographiques. Il se fait patriote européen pour tenter d'apaiser l'infernal dialogue entre Flamands et Wallons.
Baudouin, c'était un curieux mélange de mystique et de moderne, d'attention portée aux autres - qu'ils soient enfants ou exclus - et de savoir-faire politique, de rigueur morale scrupuleuse et d'un mode de vie dépouillé des fastes princiers.
Voilà pourquoi ce roi que l'on a dit triste et qui croyait en l'homme s'est attiré le respect, puis l'admiration de ses contemporains, illustrant ainsi une maxime familiale : <<il a="" de="" esprits.="" il="" pas="" petits="" que=""/>>