La ville poreuse : un projet pour le Grand Paris et la métropole de l'après-Kyoto

La porosité est une notion déterminante pour penser la ville
contemporaine. Elle s'inscrit dans une conception renouvelée
de la mobilité, qui enchevêtre les dimensions sociale
et physique. Comprise comme une métaphore, elle sert à penser
l'adaptabilité et la stratification des tissus, des eaux, de la
végétation et des dynamiques de la nature.
La ville poreuse est né de la réflexion menée par Bernardo Secchi
et Paola Viganò sur le Grand Paris et la métropole de l'après-Kyoto,
à partir de la mission de recherche et projet lancée par
la Présidence de la République en 2008. L'hypothèse des auteurs
est que toute métropole devra, à l'avenir, se confronter à une
«nouvelle question urbaine» qui se décline en trois situations
de crise, liées à la croissance progressive des inégalités sociales,
à l'accroissement des risques environnementaux et à la mobilité
au sens large, sur fond d'une crise économique et politique
d'ampleur. Agir sur la structure spatiale de la métropole et de
son imaginaire, garantir une accessibilité généralisée, donner
de l'espace à l'eau et aux relations biotiques, procéder par
stratifications pour réduire la consommation d'énergie : ce sont
les stratégies fondamentales d'une solution non élitaire à ces
problèmes.
Une démarche rigoureuse étaye l'hypothèse de recherche
et de projet, dans une relation très féconde entre conceptualisation,
description, exploration du futur et représentation. Un «vaste
programme», mais aussi un projet possible, sont exposés dans
ce livre.