Le général Saint-Hillier : de Bir-Hakeim au putsch d'Alger

Homme de tous les combats auprès de De Gaulle, Saint-Hillier
livre, à travers ses carnets inédits et ses archives personnelles enfin
révélés, l'histoire sans fard de la France libre à l'Indochine et
l'Algérie. Bernard Saint-Hillier (1911-2004) ne fut pas le combattant
le plus célèbre de la Seconde Guerre mondiale. Il n'eut ni l'aura d'un
Leclerc, ni les responsabilités d'un de Lattre. Mais ce guerrier de
la première heure tint avec force détails, au jour le jour, un journal
que, jusqu'à sa mort, il se refusa de communiquer à quiconque. A
l'intérieur, se cache en effet la vraie histoire de la France libre que
Saint-Hillier a traversée de bout en bout, lui, le légionnaire de la
13<sup>e</sup> demi-brigade devenu chef d'état-major de la mythique 1<sup>re</sup> DFL.
Y apparaissent enfin les doutes, désespoirs et turpitudes gommés
par la légende et qui permettent de mieux comprendre les rapports
entre de Gaulle et les chefs militaires de la France libre, ainsi que
les circonstances exactes des combats du Gabon, d'Erythrée, de
Syrie, de Bir Hakeim, d'El-Alamein, d'Italie et de France.
Grâce à l'autorisation de la famille, Jean-Christophe Notin
est le premier à avoir eu le privilège de prendre connaissance
de ces carnets, mais aussi de l'exceptionnelle documentation
accumulée par le général tout au long de sa carrière. Car Bernard
Saint-Hillier prit aussi une part active aux opérations d'après guerre,
de l'expédition de Suez à l'Algérie. Au terme d'une longue enquête,
l'auteur élucide ainsi le second mystère entourant le général : lui
qui commandait alors la 10<sup>e</sup> division parachutiste, a-t-il été mêlé
au putsch du 21 avril 1961 ?
Autant que le portrait d'un homme, bien plus complexe qu'il
ne le laissait paraître, c'est donc l'histoire incarnée de la France
militaire des soixante dernières années que Jean-Christophe Notin
relate ici.