Politica hermetica, n° 18. Esotérisme et guérison

L'engouement actuel pour les médecines occultes et les guérisons
spirituelles touche des publics très différents ; il s'enracine dans des
traditions et des pratiques populaires ancestrales qui n'ont jamais
complètement disparu de l'horizon des Occidentaux. Cette dix-huitième
livraison de Politica Hermetica s'est attachée à éclairer les
chemins suivis au XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup> dans l'exercice de
ces pratiques, pour justifier leur existence et tenter de leur donner
une légitimité face au nouvel esprit scientifique. Il est revenu à
Régis Dericquebourg de présenter la problématique générale. Des
personnalités de premier ordre ont jalonné leur histoire : Samuel
Hahnemann, inventeur de l'homéopathie, évoqué par Clare Goodrick-Clarke
ou Paul Carton abordé par Emile Poulat. Des maçons
comme Jean-Marie Ragon ont prétendu à l'héritage du pouvoir
sacerdotal de guérir (Claude Rétat) ; des occultistes comme Papus qui
essaya d'attirer Charcot (Roger Dachez) ou des guérisseurs comme
le «Maître Philippe» de Lyon qui soigna le tsarévitch Alexis (Jean-Pierre
Chantin), ont créé dans les années 1900 de véritables réseaux
de soins dont la trace se retrouve dans les archives de la librairie
occultiste Chacornac (Jean-Pierre Laurant). Avec les «médecins
guénoniens» (Xavier Accart) émerge la notion très moderne de
«médecine traditionnelle».