Les psychologues et les guerres

«Vue du XXI<sup>e</sup> siècle, la rencontre entre psychologie et guerre est
d'évidence. Comment le fait guerrier, parmi les expériences humaines
extrêmes, ne constituerait-il pas un objet des plus significatifs pour l'étude,
mais aussi pour la pratique, auxquelles se livrent les psychologues ? Dans la
guerre "moderne", sous les formes qu'elle prend aujourd'hui quand elle
engage des pays occidentaux, le recours aux ressources des professionnels de
la psychologie revêt de multiples aspects», écrit Anne Rasmussen dans la
préface de cet ouvrage, issu d'un colloque international organisé par le
Groupe d'études pluridisciplinaires d'histoire de la psychologie (GFPHP),
qui se tint à Paris, en juin 2002. En retenant le thème «Les psychologues et
les guerres», le GEPHP proposait de réunir divers travaux exposant et
analysant comment, dans un contexte de conflit, les scientifiques qui se
réfèrent à la psychologie sont confrontés de diverses manières aux guerres.
Comment le contexte de bouleversements sociaux, avec son cortège de
troubles physiques et psychoaffectifs, appelle-t-il et impose-t-il de nouvelles
questions susceptibles de développer de nouveaux objets théoriques et
pratiques et de nouvelles postures intellectuelles, éthiques, politiques ? Cet
ouvrage a pour ambition d'ouvrir une porte sur un domaine diversifié et
complexe, en s'attachant explicitement aux interférences entre la
construction de savoirs, en psychologie, et un type d'événement
paroxystique : la guerre.