La mort est ma compagne

Le 27 mai 1943, le B-24 du sous-lieutenant Zamperini, engagé
volontaire, est abattu au-dessus du Pacifique, à 1 300 km au sud des
îles Hawaï. Au cours du mois suivant, sa mère apprend à la radio
qu'il est porté disparu et, en juin 1944, reçoit du président Roosevelt
une lettre de condoléances officielle.
En réalité, l'aviateur est vivant. Après avoir dérivé sur un radeau
pendant un mois et demi, il a été repêché par les Japonais au large
des îles Marshall. Durant deux ans, à Yokohama, le prisonnier de
guerre va connaître la faim, les humiliations et les brutalités du
sergent Watanabe, dit «l'Oiseau», dont le sadisme n'a pas de borne.
«Louis la chance», il est vrai, n'est pas un captif ordinaire. Recordman
mondial étudiant du mile , ce champion de demi-fond a participé
aux Olympiades de 1936 à Berlin et serré la main de Hitler. Quant
aux exploits de son bombardier, ils ont fait la une des journaux
américains. À 26 ans, Louis Zamperini est déjà un héros !
Libéré en septembre 1945, de nouvelles épreuves l'attendent...
Le sport a sauvé une première fois ce fils d'immigrés italiens, que
tout destinait à devenir un voyou. C'est la foi, en 1950, qui vient
à son secours. Et qui le conduit à revenir au Japon, à la rencontre
de ses anciens tortionnaires, porteur d'un message de paix et de
réconciliation.