Les commandos SAS dans la Seconde Guerre mondiale

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le Special Air
Service effectue 87 missions. Leur épopée est faite de
nombreux succès, mais aussi d'échecs, de souffrances et
de tragédies. Détermination sans faille, abnégation, courage
sont quelques-unes des qualités de ces combattants, fidèles
à leur devise : «Qui ose gagne !»
Égypte, juillet 1941. Malgré les réticences d'une partie de
leur état-major, deux jeunes lieutenants de l'armée britannique,
David Stirling et Jock Lewes, mettent sur pied le L Detachment
du Special Air Service. Il s'agit d'une petite unité commando
parachutiste capable de pratiquer une guerre de harcèlement
en lançant des raids en profondeur loin derrière les lignes de
front contre les aérodromes et les infrastructures logistiques
germano-italiennes installés en Libye. D'une audace folle, ces
hommes infligent des pertes sérieuses aux soldats de l'Axe, qui
apprennent à les craindre. Après la Libye et la Tunisie, l'unité
d'élite est engagée en Sicile et en Italie avant de participer à la
libération de l'Europe de l'Ouest.
Au cours de l'été 1944, 2 000 parachutistes français, britanniques
et belges du Special Air Service sont largués partout
en France occupée. Ils sabotent les lignes de communications
et harcèlent l'ennemi avec le concours de la Résistance. Ces
hommes intrépides retardent l'acheminement des renforts vers le
front normand et renseignent le commandement allié. Ils sillonnent
les routes françaises et n'hésitent pas à attaquer les forces
allemandes comme à Saint-Marcel ou à Sennecey-le-Grand.
Auréolés d'une gloire mythique, ils prirent part à tous les conflits
importants jusqu'à nos jours. Leur unité a servi de modèle à de
nombreuses armées.