Un enseignant en Kabylie

Paul Fortu narre sa guerre d'Algérie (1959-1961) dans un
premier ouvrage Un appelé en Kabylie. Il découvre la dure vie
d'un officier de réserve dans le somptueux paysage des montagnes
berbères où les pièges de la guérilla ne font pas oublier la
détresse des populations misérables qu'il doit pacifier. La guerre
et l'humanitaire sont son quotidien. Puis vient le moment de la
libération des obligations militaires.
Instituteur de formation, initiateur des premières écoles en
zone d'insécurité, il décide avec son épouse enseignante elle-même,
de postuler, et c'est un pari un peu fou, pour un poste
dans la petite ville où il a été militaire. Son deuxième ouvrage
Un enseignant en Kabylie n'est pas comme l'Histoire voudrait
qu'on le retienne, le tragique épisode de la décolonisation et de
ses séquelles, mais un hymne à l'amour. Amour d'un homme
pour une femme et pour sa famille, ils ont deux jeunes enfants.
Amour aussi transposé dans le métier d'un enseignant sans rancoeur
et sans haine. Ils connurent le pire mais aussi le meilleur.