Le biologiste médical, nouveau manager de son laboratoire : observations, analyses, réflexions de biologistes et de leurs conseils

La réforme de la biologie et son corollaire - l'accréditation - a provoqué une concentration
du secteur de la biologie médicale, marquée par une forte réduction du nombre des
entités juridiques et une augmentation de leur taille moyenne. Les regroupements sont
en effet apparus aux acteurs de la biologie médicale comme inévitables pour faire face
aux enjeux futurs du secteur, à savoir : conformité médicale et efficience de la gestion
dans un cadre tarifaire contraint.
Dans cet ouvrage, biologistes, syndicats, avocats, financiers, experts-comptables et banquiers
livrent leurs expertises. Ils partagent les clés de leurs réussites mais aussi les échecs
auxquels ils ont été confrontés. Dans ces nouvelles structures nées de processus de fusions/acquisitions
complexes, mettant en oeuvre l'ingénierie juridique, financière, fiscale d'autres
secteurs d'activité, les biologistes comprennent qu'ils quittent leur ancien mode d'exercice
libéral. La mise en place d'une gouvernance dynamique avec son organigramme définissant
responsabilités et obligations devient essentielle pour assurer le management des
laboratoires multisites. Ainsi, organiser la gouvernance du laboratoire revient à s'accorder
sur les fonctions de(s) dirigeant(s), se répartir l'exercice des pouvoirs de gestion et de
management, favoriser la circulation de l'information au sein de la structure et rechercher
l'adhésion des biologistes et du personnel, en vue de la création de valeur de l'entité : un
défi, une révolution auxquels ne prépare pas la formation universitaire médicale.
Dans ce livre qui se veut tout à la fois témoignage et vade-mecum à l'usage des biologistes,
les auteurs évoquent aussi les perspectives d'évolution de la biologie médicale française.
Les contours du nouveau « business model » du secteur ne sont en effet, à ce jour, pas
encore totalement tracés. La première étape touchait, le regroupement des structures juridiques.
Il était ainsi essentiellement quantitatif. La seconde étape sera cette fois plus qualitative
; comment concilier le respect des normes de l'accréditation, les baisses successives
de nomenclatures, la maîtrise des coûts de production et de services proposées par les
techniques du Lean Management et l'évolution de la discipline médicale notamment permise
par le Big Data et enjeux de recherche des biotech et laboratoires mondiaux ?
Mais si l'efficience est désormais indispensable au sein du laboratoire de biologie
médicale, chacun doit cependant garder en tête que le coeur du métier de biologiste
n'est pas «la course aux tubes», mais bien la réponse à une demande de diagnostic
en vue de rendre le meilleur service médical aux patients.