Le bois de mon père

Au soir de sa vie, Hélène entraîne sa nièce sur les
pas de ses 20 ans dans les méandres de l'été 1944
et des années de guerre : la défaite, l'armistice, la
collaboration, la Résistance, l'épuration...
Soixante-dix ans plus tard, sa mémoire ne se
satisfait pas de l'«Histoire» officielle qui classe les
bons d'un côté et les méchants de l'autre : qui sont les
héros ? Qui sont les salauds ? Restent les questions, les
tabous et, enfoui au coeur des bois de Sousceyrac, le
mystère d'une vie qu'elle tente de reconstituer parce
que mémoire, vérité et paix ne font qu'un.
Avec tact et précision, par petites touches mais sans
concession, Régine Laprade nous donne à voir de cette
période troublée une facette bien différente, fort
éloignée de l'Histoire désormais officielle et de ses
«devoirs de mémoire» souvent si sélectifs.
Un roman politiquement incorrect, une parole
longtemps retenue et enfin libérée.