Gérald Dahan tombe les masques : les coulisses de mes canulars

Avec la voix de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur
j'appelle un député :
- Il y a un petit malin - il s'appelle Gérald Dahan - qui s'est mis en
tête de piéger le maximum d'hommes politiques. Je me permets
de vous sensibiliser de façon à ce que l'on ne soit plus aussi
facilement piégeables.
- Ah bon ?! Mais comment va-t-on faire ?
- Écoutez, désormais lorsqu'un ministre appellera un député, il y
aura un mot de passe, et s'il ne le possède pas, c'est que ce n'est
pas lui. Et ce mot de passe, ce sera «Raffarin, tête de chien».
Chaque semaine, tous les mardis, je rappelais des députés :
- Bonjour, c'est Nicolas.
- Bonjour monsieur le ministre. Et Raffarin ?
- Bah ! Tête de chien !
- Là, au moins, on sait que c'est toi ! La semaine dernière, par
deux fois, il y a un type qui a essayé de se faire passer pour toi.
Il n'avait pas le mot de passe. Je m'suis pas fait avoir...
Plus tard, j'ai appris que certains députés n'arrivaient plus à se
parler à l'Assemblée. Ceux qui n'avaient pas le code le demandaient
à ceux qui étaient censés le posséder. C'était l'enfer !
Nadine Morano, Zinédine Zidane, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal,
Patrick Bruel, Olivier Falorni : plus de 150 personnalités, politiques
et people, ont été les victimes de Gérald Dahan, révélant au public
leur vrai visage. Il nous confie aujourd'hui les ficelles de son métier
et les coulisses de ses canulars, soulevant également la question
de la censure et du rôle sociétal de l'humoriste.