L'enseignement supérieur court face aux défis socio-économiques : rapport d'activité 2002-2003

Ayant pour mission de réfléchir aux conditions d'amélioration de
la professionnalisation durable des jeunes et de leur accès à
l'emploi, le Haut Comité éducation-économie-emploi a consacré
son premier rapport aux trajectoires de professionnalisation des
jeunes sortant du secondaire. Son deuxième rapport traite de l'enseignement
supérieur court face aux défis socio-économiques, dans le contexte européen de
la réforme de l'enseignement supérieur sur la base licence-maîtrise-doctorat.
Plus généralement, il s'intéresse aux jeunes qui sortent du premier cycle de
l'enseignement supérieur.
Le Haut Comité fait plusieurs constats. Si l'élévation rapide du niveau de
formation des jeunes a permis à plus de 60 % d'une génération d'obtenir le
baccalauréat, ce mouvement s'essouffle depuis 1995, au détriment notamment
des filières de l'enseignement général ; si la moitié d'une génération accède
désormais à l'enseignement supérieur, les échecs sont importants : un quart
des inscrits en sort sans avoir acquis de nouveau diplôme. Par ailleurs,
l'évolution du contexte économique et des technologies accroît la nécessité
que chacun dispose des moyens de développer ses compétences tout au long
de sa vie professionnelle, au-delà des acquis que sanctionnent les diplômes.
Partant de ces constats, le Haut Comité formule sept recommandations :
relancer la dynamique d'accès au bac, inscrire la formation initiale dans le
cadre de la formation et du développement des compétences tout au long de la
vie, reconnaître la culture technologique comme une composante de la culture
commune qui devrait être acquise par tout jeune, mieux articuler enseignements
secondaire et supérieur, aider les jeunes à construire les conditions de la
réussite de leur projet de formation et de leur projet professionnel, développer
l'alternance, et enfin, permettre aux partenaires sociaux de jouer pleinement
leur rôle comme partenaires du système de formation.
Au-delà de ces recommandations, le Haut Comité esquisse une stratégie
d'évolution du système éducatif et de la formation tout au long de la vie qui
constitue sa propre contribution au débat engagé par le Gouvernement sur
l'école.