Ils voulaient juste vivre : chronique des miens

Parfois, la réalité dépasse la fiction. Comment survivre à la tourmente
de la Deuxième Guerre mondiale lorsqu'on est un jeune
Juif de Prague combattant pour son pays ou une jeune Ukrainienne
s'échappant d'un camp de détention ? Quelle est la capacité de l'être
humain à dépasser ses souffrances, tout en sauvegardant sa dignité ?
Fuite sur un bateau improbable sur le Danube, camp d'internement
britannique en Palestine, sables brûlants à Tobrouk et combats féroces
dans les Carpates, dans la boue et la neige. Voilà ce que vit le
lieutenant Erno, alors que sa famille est déportée, puis anéantie par
les nazis. De son côté, Ania, guidée par une détermination farouche de
se battre contre cet ennemi commun, s'enrôle comme infirmière dans
l'Armée Rouge avant de la déserter au péril de sa vie, pour terminer
la guerre comme caporale de l'Armée tchécoslovaque de libération.
Fatalement, ces deux destins devaient se croiser, mais quel chemin
encore à parcourir avant d'arriver dans une Prague enfin libre !
Cependant, après avoir survécu à l'innommable, arriveront-ils à
trouver un nouveau sens à leur existence ? C'est la question que pose
l'auteur, fille d'Erno et d'Ania, dans ce récit dramatique et émouvant,
basé sur des documents familiaux authentiques, couvrant la période
allant de 1878 à 1945.