Le plafond de la Sixtine. Vol. 1

Pourquoi avoir pris pour titre général de ce roman en
quatre volumes, Le Plafond de la Sixtine ? Parce qu'une
telle peinture est considérée comme le chef-d'oeuvre de
Michel Ange. Il faut rendre à cette expression le sens
d'oeuvre magistrale d'un Compagnon du Tour de France ; il
y témoignait d'une connaissance parfaite des matériaux et
des techniques utilisés. Son "chef-d'oeuvre" réalisé et reçu
faisait de l'ouvrier un compagnon.
Je ne prétends pas du présent ouvrage qu'il est mon
chef-d'oeuvre. Je dirai simplement qu'il l'emporte sur les
autres par son volume et le temps que j'y ai consacré. Il y a
surtout que le titre me plaisait.
Une ville, la mienne, sert de décor à la vie d'écrivain,
d'homme, de citoyen et de salarié, du héros de cette
histoire. Ne pas choisir une capitale pour cadre d'une série
d'événements publics et privés n'est pas faire du folklore ni
du régionalisme, dès lors qu'ils ont une portée universelle,
comme tant de romans du monde entier, situés en province.
Il suffit de lire les grands auteurs pour en être convaincu.
M.R.
L'Aventure du Journal constitue la première partie de
l'ensemble. Le journalisme comme gagne-pain d'un individu
né la plume à la main semble aller de soi. Mais ce qui paraît
naturel n'est pas toujours évident.