Collectionnisme public et conscience patrimoniale : les collections d'antiquités égyptiennes en Europe

Alors que les revendications en restitution formulées par les
pays-sources augmentent, les institutions muséales occidentales
sont confrontées à des problématiques nouvelles, centrées
essentiellement autour de la question de la propriété des biens
culturels. Parce que des restrictions autour du mouvement des
oeuvres apparaissent et que la conscience d'un patrimoine
commun se renforce, le collectionnisme public doit trouver de
nouveaux modes de fonctionnement. La relation entre
l'institution muséale et la propriété des biens devient évolutive, à
la croisée des chemins de l'histoire, de la culture et du droit. En
aucun cas la pérennité des institutions n'est fondamentalement
remise en question, mais ce sont les expressions et les modes de
gestion des musées universels qui constituent le coeur des futurs
changements.
Les collections d'égyptologie de Paris, de Londres et de Berlin
offrent à cette réflexion un terrain d'études de choix, et
permettent d'aborder l'ensemble des problématiques que
rencontrent les musées universels dans leur relation à la
propriété des biens d'antiquités.