L'algèbre de la mort

«La grande idole gît sur le flanc, renversée» : N° 1
vient d'être assassiné. Commence alors une campagne
d'assassinats vite attribués au mystérieux Ould
Roumia - "le Fils de la Chrétienne", dont la seule évocation
du nom glace les gens d'effroi - l'exécuteur des
hautes oeuvres d'une obscure organisation, "les
Phalanges de l'Obligation absente".
Pendant que le pays, orphelin de son chef, se transforme
lentement en une grande nef folle, la juge d'instruction
spéciale chargée des affaires de terrorisme,
Aldjia Lamdani, mène obstinément l'enquête sur ces
meurtres. Ses pas croiseront ceux d'Elias H. et de ses
amis, petit groupe d'hommes et de femmes voués à la
mort par "les Phalanges" mais qui essaient, dans un
dernier geste, de démêler le vrai du faux, la réalité de
son apparence, pour voir ce qui se tient derrière "les
Phalanges", pour savoir qui est Ould Roumia.
Dérivé de l'arabe El Jabr , qui signifie tout autant "la
réduction" que "la force du destin", le mot algèbre désigne
cette science qui permet de résoudre les équations,
nous dit l'auteur.
L'algèbre de la mort , le nouveau texte de Messaoud
Benyoucef, est un thriller cruel et baroque, remarquablement
construit et écrit, qui plonge le lecteur dans les noires
abysses de la violence politique, univers implacable
de la fascination, du leurre et de la mort.