Berthe : le beau mensonge ou La belle vérité

C'était pendant le dernier week end de Novembre que Berthe
dans l'impersonnalité feutrée d'une clinique aux environs de
Genève s'était prêtée à la procréation médicale assistée. Avec un détachement
délibéré, elle n'a pas voulu accorder plus d'importance
à l'implantation de l'embryon dans son utérus qu'à une banale
intervention gynécologique.
"Sans un mot, elle tirait sur l'emmanchure souple de son cardigan
et se tournant à demi dégageait son bras. Devant l'étoile qui apparu,
la stupeur de Berthe fut telle que son visage resta totalement
inexpressif."
"Cet ordre, que sa mère avec la finesse caustique du Midi de ses
origines, et son art imagé de la sentence ; lui avait fait sous entendre
par la subtilité d'un aphorisme : Mieux vaut parfois un beau
mensonge que la belle vérité".