Pourquoi ai-je dit oui si vite ?

Elle est belge francophone, peuple ses loisirs d'enseignante à
la retraite en noircissant son agenda de rendez-vous avec ses
amis, ses filles ou son professeur de yoga.
Il est allemand, solitaire, retraité lui aussi après une carrière
d'ingénieur raté. Et il n'y a guère que la traduction du Faust de
Goethe qui le détourne des souvenirs amers de son passé.
Le roman de Michèle Vilet raconte le double miracle d'un
amour venu sur le tard, et par le biais si improbable d'une
petite annonce.
Comment repartir pour une nouvelle vie à deux quand on a
connu à la fois la construction d'une famille et son échec, le
choix d'un foyer puis le retour à la solitude ? Comment
oublier les épreuves de la séparation, de l'incompréhension
amoureuse ?
Pourquoi ai-je dit oui si vite ?
Elle et Lui, à tour de rôle, prennent la plume pour dire leur
histoire, partager la fatigue de longues promenades et le bien-être
du retour au bercail.
Voilà donc un roman plein d'espoir, qui parie sur l'amour, sur
l'avenir. Ce récit à deux voix, comme un dialogue entre deux
cultures, parle aussi de la nature. Le tracé des rivières et des
forêts, le cycle des saisons dans le jardin potager cultivé par
Stephan, répondent aux naissances qui illuminent la vie des
deux grands-parents.
Pourquoi ai-je dit oui si vite ? propose un hymne à la famille
recomposée. Ce sont les voix alternées, parfois contradictoires
et toujours éclairantes, qui animent ce livre peu ordinaire.