La main négative : la peinture au commencement

L'empreinte négative de la main, posée sur
les parois de la préhistoire, nous situe aux
premiers temps de la peinture. Nous ne
sommes pas confrontés à une quelconque
redécouverte de formes archaïques, mais au
mouvement par lequel s'instaure le recours
à l'image. Cette trace rend visible la relation
première de l'individu à la peinture.
Il s'agit d'un geste dans l'image qui nous
convie à repenser les implications plastiques
du commencement. Quels effets de
sens recouvre à sa création le signe de la
main négative, dès lors qu'il instaure dans
et par l'art un dialogue avec l'imaginaire,
c'est-à-dire génère une activité de représentation
? A quelle source puise-t-on
quand, par exemple, le signe de la main
perdure dans nos outils informatiques
comme emblème iconique d'une action
immédiate et à distance ?