Rétrospective de Bernabé Lofeudo

« un endroit où aller »
Rétrospective de Bernabé Lofeudo
On affirme souvent que si Bernabé Lofeudo n'avait tourné que ce film, cela aurait suffi à lui conférer une place prédominante dans l'histoire du cinéma muet argentin. On affirme souvent, aussi, qu'aucune de ses productions antérieures ne laissait prévoir le caractère d' Un été , bien qu'il soit difficile aujourd'hui de le vérifier : desdites oeuvres - brûlées ou perdues, qui pourrait le dire ? -, on conserve à peine quelques photogrammes et un plan qui ne fait pas plus de quinze secondes. Quoi qu'il en soit, il est clair que ce film détermine une coupure très nette : si les premiers travaux de Lofeudo formaient une trilogie gauchesque où l'on comptait - selon la critique - « plus de chevaux et de vaches que d'acteurs », c'est à partir d' Un été que le cinéaste se situera dans une atmosphère plus cosmopolite, et se montrera attentif à la sensibilité féminine, pour devenir un « authentique pionnier du mélodrame érotique local ».